Pourquoi j’ai adopté l’alimentation BARF

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Ça peut prêter à sourire, ça aiguise la curiosité des uns… Ça énerve beaucoup d’autres. Quoiqu’il en soit, le BARF ne laisse pas indifférent. Quel a été le cheminement de ma démarche vers l’alimentation crue ?

 

 

 

 

Mon sentiment sur la question aboutit à plusieurs explications.

D’abord l’alimentation constitue à mes yeux, selon mon expérience et mes connaissances, l’aspect santé le plus fondamental d’un être vivant. Si celui-ci n’obtient pas la bonne nutrition, son état pourrait se dégrader. Il s’agit d’un fait validé depuis de nombreuses années par toutes les instances sanitaires.

Cela s’observe chez les animaux et les humains. La malbouffe désigne la malnutrition. Non seulement dans le sens du manque flagrant de nutriments comme on pourrait l’entendre avec les pays pauvres souffrant de déficit alimentaire. Mais aussi d’une diminution qualitative des rations.

On étudie ce phénomène depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Et ce n’est pas un hasard, car c’est depuis lors que notre façon de manger a sensiblement évolué. En parallèle, de nouvelles disciplines médicales sont nées. La diététique représente l’un des domaines ayant pris une grande place dans la médecine moderne.

Cela touche fatalement nos animaux de compagnie, ce qui a par ailleurs suscité les spécialisations en nutrition vétérinaire. 

 

 

 

Supprimer les maladies chroniques

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Chez moi, la peur de voir mon chat développer une maladie chronique m’encourageait à me lancer sur le chemin de l’alimentation naturelle.

 

 

 

 

Et pour cause. Depuis que j’ai vécu une première expérience dans l’enfance avec un chat, je ne cesse de penser au mal involontaire qu’on lui faisait subir. Je sais qu’il s’agit d’un sujet polémique qui ravive les passions. Chacun y va de ses convictions, de ses idées reçues et de ses connaissances.

Mais chez moi, le choix est fait le jour ou j’ai adopté mon Sibérien. 

  • Plus jamais de croquettes
  • Plus jamais de pâté
  • Que de la viande 
  • Quelques apports et compléments supplémentaires

J’ai donc très tôt entamé les démarches pour passer au BARF. Dès ses 6 mois, je lui servais ses premières gamelles de viande crue. La perspective de gérer l’alimentation de mon nouveau compagnon, me permettait d’éloigner le spectre angoissant des pathologies liées au métabolisme.

Diabète, atteintes de l’appareil urinaire, du foie et du pancréas. Bref… Toute une série d’affection pouvant entrainer de graves lésions, voire pire. Causer des cancers. 

Mon chat – le tout premier – en est mort.

L’alimentation naturelle contribue à maintenir en bonne santé son chat, car il y retrouve tous les nutriments nécessaires au développement sain de son organisme.

Est-ce un secret de vous affirmer que

  • le chat n’a pas besoin de glucides en tant que source essentielle, pour vivre
  • les croquettes sont généralement bourrées de sucre et donc forcément inadaptées à leur régime
  • le chat est un carnivore strict produisant ses propres besoins en glucides grâce à la néoglucogénèse

 

le chat produit ses propres besoins en glucides
© Le Traité du chat, p. 307, Rustica Éditions 2012

 

Ce n’est pas pour rien que la nature ait privé le chat du goût sucré. En tant que carnivore stricte, il puise juste le nécessaire de glucides que son organisme exige pour apporter les besoins. Or ces derniers de ce point de vue, sont très limités.

La preuve : l’apport en glucide d’une souris est inférieur à 3%. L’énergie sera trouvée grâce aux protéines, que l’organisme va utiliser pour en retirer le glucose nécessaire. Ce qu’on appelle comme précisé plus haut, la néoglucogénèse.

Une souris contient davantage de protéines. Environ 50% ou plus.

Que nous montre le taux de croquettes ou de pâté ? À moins de cibler une marque de croquettes sans céréales vraiment spécifique, soucieuse de la qualité nutritionnelle, le taux de protéines indiquera une balance nettement défavorable par rapport aux glucides. Quand ils l’indiquent ! Car la plupart des fabricants dissimulent sournoisement la quantité de sucres… Vérifiez.

Malgré l’affirmation de Claude Pacheteau sur Santé Vet, des indices tendent à montrer au contraire que les industriels se sont concertés via leur syndicats d’empêcher cette information d’être affichée. Que certaines marques aient plutôt choisi d’être transparent sur ce point, il en existe bien évidemment, comme Amikinos… 8% de glucides. Extra. Le plus bas taux que j’avais jamais vu. Donc chapeau à eux.

Un déséquilibre ponctuel n’est pas grave en soi. Mon chat a consommé des croquettes les 6 premiers mois de sa vie. D’abord chez l’éleveur (que je salue au passage et que je recommande pour ceux qui recherchent un Sibérien en Normandie), ensuite durant les 12 semaines suivantes chez moi, la pâté en plus.

Ma position demeure cela dit tranchée, au regard des chiffres : donner une alimentation riche en sucres peut avoir des conséquences néfastes sur le long terme…

L’argument de l’apport en protéines végétales ne tient pas non plus, dans la mesure où celles-ci sont moins qualitatives que celles issues des sources animales.

Ce qui m’a amené vers le BARF, c’est mon soucis permanent de comprendre, agir et être pleinement un acteur de mon environnement. Cela touche également ce qui remplit mon assiette, l’origine des produits, leur qualité…

Ma démarche a suivi le même chemin avec l’alimentation de mon chat.

 

 

Voir un animal manger une nourriture naturelle

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Il y a un plaisir particulier à entendre la viande craquer sous les crocs du chat. 

 

 

 

 

 

Quand mon chat mange du BARF, c’est presque un évènement sacré… La bête se met à table et on prend plaisir à l’écouter !

 

 

Avez-vous noté comment elle s’enfile la cuisse de caille d’une seule bouchée. C’est après avoir vécu une telle scène qu’on se dit… Mais heureusement que je sois passé au BARF.

Sinon, quel gâchis de ne pas mettre à profit un arsenal morphologique pareil. Celui d’un carnivore prêt à casser de l’os, entailler la chaire, mordre le muscle, ciseler la bonne viande fraîche. Une gamelle de ce calibre, contenant volaille, morceaux charnus, abats et viande hachée, faut l’employer à bon escient. 

 

gamelle contenant volaille abats morceaux charnus viande hachee

 

Et quel réconfort de l’observer ensuite, faire sa toilette de fin de repas. Repus, le bidon bien farci, les yeux briller de satisfaction. Passant sa langue délicatement contre le rebord de sa patte, la frotter généreusement le long de sa gueule.

 

 

Puis, doucement patienter qu’il vienne. S’approchant à petits pas, le sentir effleurer sa tempe contre son épaule. Déposant ses phéromones, ronronnant, exprimant sa félicité… Un océan de bonheur.

Le sentiment également d’avoir rempli son devoir.

La meilleure chose… Savoir qu’on assistera à un spectacle différent le lendemain. Oui, car les plats varient. Au gré des stocks, du soucis de bien équilibrer les nutriments. Trop de foie un jour… On réduira le suivant. Voire, on le supprimera.

Il s’agit là de parler de ma méthode pour préparer le BARF. Ça, je vous le conterai autre part… Car c’est une autre histoire.

En résumé et pour répondre à certains commentaires lus sur la toile, comme celui de 20 minutes, je réponds… Non.

 

 

 

Adopter l’alimentation BARF ne consiste pas à prendre une posture contre l’industriel, ni d’entamer une démarche favorisant le naturel, par mode.

Non, cette dernière ne passera pas. Cela concerne une tendance à la hausse, comme le rapporte Chloé Marie en introduction de sa thèse de doctorat vétérinaire soutenue en 2022 (c’est moi qui souligne en gras).

 

Dans une société où l’industrialisation est parfois accusée de détériorer la qualité de vie, certains s’y opposent alors avec ferveur et sont décidés à appliquer à leur animal des valeurs qu’ils estiment plus positives et respectueuses. Si le BARF n’a pas été inventé cette dernière décennie, c’est surtout depuis une dizaine d’années que l’on a pu voir sa popularité croître, faisant de ce « régime non conventionnel » un élément à ne plus négliger parmi les tendances actuelles en alimentation animale.

Source : CNRS

 

Non seulement le BARF a toujours existé, mais plus que cela, il a amplifié.

Alors, maintenant que vous connaissez mes motivations sur le volet alimentaire, est-ce que cela vous a inspiré ? 

 

 

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